DALYAN ET KAUNOS les tombeaux lyciens
La
charmante petite ville touristique de Dalyan se
trouve sur la rive gauche de la
rivière
Dalyan (Dalyan Çayı),
un cours d'eau qui serpente parmi les roseaux
depuis le
Lac
de Köyçeyiz
jusqu'à la mer. Le lac se rétrécissant en un canal
se jete dans la rivière Dalyan qui débouche dans
la mer à la
plage
d’ Iztuzu,
une des plages les plus spectaculaires de Turquie.
La plage d’ Iztuzu, devenue un site protégé, est
l'endroit où l’ espèce des tortues de mer Caretta
Caretta viennent pondre leurs oeufs. Une agréable
et dépaysante promenade en bateau, depuis Dalyan
jusqu'à la mer (ou dans le sens inverse pour ceux
qui sont en croisière), est la meilleure façon de
découvrir tout le site ainsi que l'ancienne cité
lycienne de
Caunos
située sur la rive droite où l’ on y verra les
remparts hellénistiques,
les très beaux
tombeaux rupestres lyciens ainsi que le
théâtre très bien conservé et quelques
autres ruines.
D’
après les « Métamorphoses » d’ Ovide, l’ histoire
de la fondation de Caunos se serait passée comme
suit :
Milet, le fils de Phoebus (Apollon) et
fondateur de la ville de Milet, s’ unit à la
nymphe Cyanée, la fille du dieu des fleuves
Méandre, qui donna naissance aux
jumeaux Byblis et Caunos, tous deux d’ une très
grande beauté. Byblis s’ éprit d’ un amour
incestueux pour son frère Caunos et le lui avoua
dans une lettre. Caunos, horrifié, la rejeta.
Fuyant sa soeur, il vint dans cette partie de la
Carie et fonda la ville de Caunos.
Quant à Byblis, elle le poursuivit dans sa fuite
mais ne put le trouver. Elle pleura toutes les
larmes de son corps et allait mourir de chagrin et
d’ épuisement, lorsque des nymphes la
transformèrent en fontaine

Caunos était une ville riche mais acquit une
mauvaise réputation car ses habitants
contractaient la malaria qui était très répandue
du fait de la prolifération des moustiques. Le
déclin de Caunos, qui autrefois se trouvait au
bord de la mer, fut causé par l’ envasement
progressif de son port, ce qui le rendit dangereux
pour les bâteaux. Petit à petit, la population
locale revint à la vie de village et à la pêche,
tout comme aujourd’ hui. Le mot turc « dalyan »
signifie « pêcherie ». La rivière est criblée de
structures en bois tendues en travers afin de
prendre au piège les mulets gris lorsque qu’il
redescendent vers la mer après avoir frayé dans
les eaux fraîches du Lac de Köyçeyiz.
Tout
en naviguant sur la frele embarcation le regard ne
manque pas d’etre attiré par la paroi de la
falaise qui se dresse de l’autre coté de la
riviere. On distingue sculptées dans la roche
plusieurs façades de temples de tailles diverses
qui donnent au decor un raffinement tout
particulier.Ce sont des tombeaux lyciens du IV eme
siecle av JC.
Certaines sont des trous dans la paroi d’autres
surtout celles du haut sont de veritables chefs
d’oeuvres en suspension
Elles
sont desormais abritees derriere un grillage.
On
peut les atteindre en empruntant un bateau ou le
bac beaucoup plus economique.
De la
on marche 20 mns pour arriver aux ruines.
Un
peu plus loin on passe devant de petits chantiers
navals ou de superbes bateaux voient le jour
Le
site proprement dit se trouve en bord de mer au
milieu d’une acropole.